Si vous n'avez rien commencé
Faites l'inventaire cette semaine. C'est la seule chose vraiment urgente, parce que tout le reste en découle. Combien de postes, lesquels sont compatibles, lesquels sont bloqués par un logiciel métier.
Une demi-journée suffit sur un parc de dix à vingt machines.
Prioriser intelligemment
Tous les postes ne présentent pas le même risque. Classez-les :
- Priorité haute - les postes qui manipulent des données sensibles, accèdent à la banque, ou sont utilisés par plusieurs personnes.
- Priorité moyenne - les postes bureautiques standards.
- Priorité basse - les machines isolées, sans accès Internet, qui pilotent un équipement.
Traitez la première catégorie avant le 14 octobre. Les autres peuvent suivre en novembre ou décembre sans grand danger.
Ce qui est encore faisable en un mois
Les mises à jour vers Windows 11 sur les machines compatibles : oui, largement. Comptez une à deux heures par poste, faisable en soirée ou par petits groupes.
Les commandes de matériel : ça dépend des délais du moment, qui s'allongent en cette période. Commandez maintenant si vous devez remplacer.
Si vous ne serez pas prêt
Ce n'est pas une catastrophe, à condition de réduire l'exposition des postes concernés :
- Limitez leur accès à Internet au strict nécessaire.
- N'y consultez ni la messagerie ni la banque.
- Isolez-les du reste du réseau si possible.
- Vérifiez que leurs sauvegardes fonctionnent.
Ce sont des mesures d'attente, pas une solution. Mais elles vous donnent quelques mois de marge dans des conditions acceptables.
Le mot de la fin
Une échéance annoncée dix ans à l'avance n'est pas une urgence : c'est un rendez-vous. Ceux qui l'ont préparé passeront le cap sans le remarquer.