Ce qui a vraiment marché
L'écrit du quotidien. Reformuler, résumer, traduire, sortir un premier jet. C'est massivement adopté, et c'est là que le gain de temps est le plus net.
Les comptes rendus de réunion. Sans doute le meilleur rapport gain/effort de toute la catégorie.
Le déblocage. « Comment on fait cette formule dans Excel ? », « Comment tourner ce refus poliment ? » L'IA a remplacé une bonne partie des recherches sur Internet, plus vite et mieux ciblé.
Ce qui a déçu
L'automatisation complète. Peu d'entreprises ont vraiment supprimé un processus entier. On a gagné du temps sur des étapes, pas éliminé des tâches.
La qualité sans relecture. Ceux qui ont voulu publier directement s'en sont mordu les doigts. La relecture humaine reste obligatoire, et elle consomme une partie du gain.
Les déploiements massifs. Les abonnements distribués à tout le monde d'un coup : usage très faible, sauf pour ceux qui s'y intéressaient déjà.
Ce qu'on n'avait pas anticipé
L'écart entre collaborateurs se creuse. Ceux qui savent formuler une demande précise obtiennent des résultats remarquables ; les autres, un texte tiède. La compétence n'est pas technique : c'est savoir expliquer clairement ce qu'on veut.
La question des données est devenue centrale. Au début, personne ne se la posait. Aujourd'hui, c'est la première question dans presque toutes nos discussions.
Le vrai bilan
L'IA n'a pas transformé les PME. Elle a rendu certaines tâches nettement plus rapides, pour ceux qui ont pris le temps d'apprendre à s'en servir. C'est moins spectaculaire que promis, et c'est déjà beaucoup.
Le facteur déterminant n'a jamais été l'outil : c'est le temps consacré à apprendre à l'utiliser. Les entreprises qui ont formé leurs équipes en tirent quelque chose. Les autres paient un abonnement.