Le principe, en une phrase
Quelqu'un vous envoie un message qui ressemble à un vrai - votre banque, un fournisseur, la direction - pour vous faire cliquer, saisir un mot de passe ou déclencher un virement. C'est tout. Pas de piratage sophistiqué : juste de la mise en scène.
Les trois signaux qui doivent alerter
- L'urgence. « Votre compte sera suspendu sous 24h. » Un vrai organisme ne vous met jamais la pression comme ça. L'urgence est là pour vous empêcher de réfléchir.
- La demande inhabituelle. Un fournisseur qui change de RIB par e-mail, un dirigeant qui demande un virement discret depuis son téléphone. Toujours vérifier par un autre canal.
- L'adresse qui cloche. Passez la souris sur le lien sans cliquer : l'adresse réelle s'affiche en bas de l'écran. Si elle n'a rien à voir, c'est réglé.
La règle qui évite 90 % des dégâts
Une seule, facile à retenir : on ne clique pas depuis l'e-mail. Si votre banque vous écrit, ouvrez votre navigateur et tapez l'adresse vous-même. Si c'est un vrai message, l'information sera là. Sinon, vous venez d'éviter le piège sans même avoir eu à le reconnaître.
« J'ai cliqué. » Et maintenant ?
D'abord : pas de honte, ça arrive à tout le monde, y compris à des gens très prudents. Ensuite, dans l'ordre :
- Si vous avez saisi un mot de passe, changez-le immédiatement, ainsi que celui de tous les services où vous l'utilisiez.
- Prévenez votre prestataire informatique. Pas dans une heure : maintenant.
- Dites-le à vos collègues. Si vous avez reçu le message, ils l'ont probablement reçu aussi.
Le pire réflexe, c'est le silence. Un incident signalé en dix minutes se règle souvent sans conséquence ; le même incident découvert trois jours plus tard, beaucoup moins.