La majorité a migré, la minorité traîne
La plupart des entreprises qui avaient anticipé ont basculé sans incident notable. L'adaptation à Windows 11 a demandé quelques jours par utilisateur, guère plus.
Reste une minorité de postes bloqués, toujours pour les mêmes raisons : un logiciel métier non compatible, un équipement piloté par une vieille machine, ou simplement un budget reporté.
Les premiers signes concrets
Des logiciels qui décrochent. Certains éditeurs annoncent déjà l'arrêt du support sur Windows 10. Ça commence par « nous ne garantissons plus », ça finit par « ne fonctionne plus ».
Des questions d'assureurs. Plusieurs clients ont reçu un questionnaire mentionnant explicitement les systèmes non supportés. Ce n'était pas le cas l'an dernier.
Des donneurs d'ordre plus exigeants. La question « vos systèmes sont-ils à jour ? » apparaît de plus en plus dans les appels d'offres.
Ce qui n'est pas arrivé
Pas de vague d'attaques ciblant spécifiquement Windows 10. Le risque reste, comme prévu, progressif et diffus plutôt que brutal. Ceux qui annonçaient une catastrophe immédiate se sont trompés - ce qui ne rend pas la situation confortable pour autant.
Le conseil pour ceux qui traînent encore
Fixez une date. Pas « quand on aura le temps » : un mois précis dans le calendrier, avec le budget associé. Les entreprises qui n'ont pas de date sont exactement les mêmes qu'en octobre, et elles y seront encore en octobre prochain.
Et en attendant, appliquez le minimum : pas de messagerie ni de navigation sur ces postes, sauvegardes vérifiées, isolement réseau si possible.
La leçon générale
Les fins de support ne créent pas de crise. Elles créent une dette qui s'accumule discrètement, jusqu'au jour où un logiciel refuse de s'installer ou un client pose la question. C'est plus ennuyeux que dramatique - mais c'est parfaitement évitable.