Ce qui est permis
Protéger vos locaux, vos marchandises et vos équipes. Filmer les entrées, les zones de stockage, les caisses, les issues de secours. C'est une finalité légitime et parfaitement admise.
Ce qui ne l'est pas
- Filmer un poste de travail en continu. Surveiller en permanence un salarié à son bureau est disproportionné.
- Les espaces de pause, les vestiaires, les sanitaires. Jamais.
- Les locaux syndicaux ou leurs accès.
- Cadrer au-delà de votre propriété - la voie publique ou l'entrée du voisin.
La règle générale : la caméra doit filmer les biens et les accès, pas les gens en train de travailler.
Les obligations qui vont avec
Informer. Un panneau visible à l'entrée, indiquant la présence de caméras, qui est responsable et comment exercer ses droits. Pas un autocollant discret : une information lisible.
Informer les salariés spécifiquement, et consulter les représentants du personnel s'il y en a. Découvrir une caméra par hasard est le meilleur moyen de créer un conflit.
Limiter la conservation. Un mois est la durée habituellement retenue. Au-delà, il faut une raison précise. Les enregistrements s'écrasent automatiquement sur la plupart des systèmes : vérifiez le réglage.
Restreindre l'accès aux images. Une ou deux personnes désignées, pas tout le monde, et surtout pas une application ouverte sur le téléphone de plusieurs salariés.
Le point technique qui compte
Vos caméras sont connectées au réseau. Beaucoup sont livrées avec un mot de passe par défaut et une interface accessible depuis Internet. Des caméras d'entreprise consultables par n'importe qui, ça existe, et c'est plus fréquent qu'on ne l'imagine.
Changez les mots de passe, mettez le firmware à jour, et isolez-les du reste du réseau. Une caméra mal protégée est une porte d'entrée, pas une protection.