« Nous sommes trop petits pour intéresser les hackers. » C'est sans doute la phrase la plus dangereuse que l'on entend en entreprise. Car dans les faits, ce sont précisément les petites et moyennes structures qui paient le plus lourd tribut aux cyberattaques.
Un calcul simple pour les attaquants
Les cybercriminels raisonnent en rentabilité. Les grands groupes investissent massivement dans leur sécurité : les attaquer demande du temps et des compétences. Les TPE et PME, elles, disposent rarement d'une équipe informatique dédiée, mais détiennent des données précieuses et des moyens de paiement.
Résultat : un rapport effort/gain idéal. La majorité des attaques ne sont d'ailleurs pas ciblées. Ce sont des campagnes automatisées qui balaient Internet à la recherche de la moindre faille - une messagerie mal configurée, un logiciel non mis à jour, un mot de passe faible.
Les 3 portes d'entrée les plus fréquentes
- Le phishing - un e-mail piégé qui pousse un collaborateur à cliquer ou à livrer ses identifiants.
- Le ransomware - un logiciel qui chiffre vos données et exige une rançon pour les libérer.
- Les failles non corrigées - des logiciels obsolètes que les attaquants exploitent automatiquement.
Les 5 réflexes qui changent tout
1. Activer l'authentification multifacteur (MFA)
C'est la mesure au meilleur rapport efficacité/coût. Même si un mot de passe fuite, l'attaquant est bloqué sans le second facteur. À activer en priorité sur la messagerie et les outils critiques.
2. Sauvegarder selon la règle 3-2-1
Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. C'est votre meilleure assurance contre un ransomware : vous restaurez plutôt que de payer.
3. Maintenir tout à jour
Systèmes, logiciels, antivirus : chaque mise à jour corrige des failles connues. Un parc à jour ferme la porte à la majorité des attaques automatisées.
4. Sensibiliser les équipes
90% des incidents commencent par une erreur humaine. Quelques minutes de sensibilisation au phishing valent mieux que la meilleure des technologies.
5. Faire un diagnostic régulier
On ne protège bien que ce que l'on connaît. Un audit de sécurité identifie vos points faibles avant que les attaquants ne le fassent.
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Cet article est publié à titre informatif. Pour un accompagnement adapté à votre situation, contactez notre équipe.
Photo : Sora Shimazaki - Pexels