La règle de base
Pour écrire à un particulier à des fins commerciales, il faut son accord préalable. Case à cocher non pré-remplie, ou inscription volontaire. Un accord obtenu en douce ne vaut rien.
Deux exceptions utiles : vos clients existants, à qui vous pouvez écrire pour des produits similaires à ce qu'ils ont acheté ; et les professionnels, à qui vous pouvez écrire sur leur adresse professionnelle si le message concerne leur métier.
Ce qui doit figurer dans chaque envoi
- Qui écrit - votre identité et vos coordonnées.
- Un lien de désinscription visible et qui fonctionne en un clic.
- Comment vous avez obtenu l'adresse, au moins en substance.
Le lien de désinscription doit fonctionner immédiatement. Un désabonnement qui demande de créer un compte ou d'envoyer un courrier, c'est le meilleur moyen de récolter un signalement.
Les fichiers achetés
Prudence maximale. Un fichier de particuliers acheté est presque toujours ininterprétable : vous ne pouvez pas prouver le consentement, et c'est vous qui êtes responsable, pas le vendeur.
Pour les contacts professionnels, c'est plus praticable, mais le message doit rester en lien avec l'activité de la personne - et le désabonnement doit être irréprochable.
Le vrai risque n'est pas l'amende
C'est le classement en spam. Les messageries surveillent les taux de plainte : quelques signalements suffisent à ce que tous vos e-mails, y compris vos devis et vos factures, finissent dans les indésirables de vos clients.
Ce jour-là, le problème n'est plus réglementaire, il est commercial.
Ce qui marche
Une liste plus petite mais qui vous a dit oui. Un contenu qui apporte quelque chose. Un rythme régulier et tenable. Et un nettoyage annuel des adresses qui n'ouvrent jamais : elles plombent votre réputation d'expéditeur sans rien vous rapporter.